Les signes de l'écriture sont placés sur une portée verticale - dans le sens de la station de l'homme debout, qui se lit de bas en haut. Un signe placé sur la portée indique tout à la fois: la direction du mouvement, par sa forme et son niveau; la durée de ce mouvement, par sa longueur; la partie du corps en mouvement, selon la colonne de la portée où ce signe s'inscrit; le moment de ce mouvement par le début et la fin du signe.

Une lecture verticale indique les variations des mouvements dans leur succession et une lecture horizontale indique les variations des mouvements dans leur simultanéité.



Les signes de base sont les signes de direction: ces directions sont toujours définies par rapport à l'exécutant et représentées par des flèches stylisées.



Trois colorations déterminent trois niveaux d'exécution - haut, moyen, bas - qui, appliqués aux 9 signes de base permettent d'obtenir 27 directions principales, correspondant aux directions issues de l'intersection des trois plans de l'espace - hauteur, largeur, profondeur - dans lequel évolue l'homme en mouvement.

La longueur des signes de base indique la durée du mouvement. Plus le mouvement est lent, plus le signe est long; plus le mouvement est rapide, plus le signe est court. Le jeu des rapports de longueurs permet de visualiser les vitesses variables des mouvements des différentes parties du corps.



Sur la portée un certain nombre de lignes parallèles forment des colonnes dans lesquelles sont placés les symboles. La ligne médiane représente l'axe anatomique; les signes placés à gauche de cette ligne correspondent à des mouvements de la partie gauche du corps, les signes placés à droite, les mouvements de la partie droite. Chaque colonne correspond aux mouvements d'une partie du corps.



Aux signes de base s'ajoutent d'autres signes, groupés en "familles" et dérivés logiquement les uns des autres. Ces signes permettent de préciser les relations positionnelles des parties du corps entre elles, des personnages dans un lieu déterminé; ils indiquent les variations d'amplitude des gestes et des pas, ils différencient chacune des articulations qui peuvent se mouvoir isolément ou supporter une partie du poids du corps. Des signes de force définissent, si besoin est, des qualités dynamiques spéciales.